Connaissez-vous ce conte indien Cherokee sur la « révolte des animaux » ?(contes édités chez « Lire c’est partir », sous le titre « Contes des Indiens d’Amérique »)
Ce conte explique qu’au début des Temps, les Hommes, les animaux et les plantes vivaient en harmonie, jusqu’au jour où les humains, devenus trop nombreux, inventèrent les armes pour chasser davantage et se nourrir et coupèrent trop d’arbres, pour se chauffer peut-être, sans se soucier des nids.
Alors menacés, les animaux se sont réunis pour réfléchir à une solution. Chaque animal a proposé des options ; c’est finalement la Mouche qui a fait l’unanimité en proposant de propager des microbes qu’elle a récupérés au long de ses déplacements.
Cette propagation a alors fait d’énormes dégâts chez l’humain ; à tel point que la population animale a demandé alors au monde des plantes d’aider les Hommes.
C’est ainsi que pour retrouver un certain équilibre, les plantes éduquèrent les humains à les utiliser pour se soigner : ça fait réfléchir !!
Voilà quelques années, maintenant, que l’Homme sait et dit plusieurs choses : 1) Nous devenons trop nombreux sur Terre. 2) Nous ne respectons pas suffisamment la Nature.
Et maintenant, ça nous tombe dessus, alors il faut qu’on se remette en question. Que penser de ce constat ?
Les humains sont en train de souffrir physiquement, mais aussi moralement et psychologiquement.
Qu’en est-il de la Nature ? des animaux ? Ils vont bien et ne craignent rien. de la végétation ? Tout va bien, elle ne souffre pas davantage.
Alors, je le redemande : quel doit être notre constat ?
Les Hommes ont toujours eu l’impression d’être les meilleurs, les plus forts : certains en sont encore persuadés, qui continuent de vivre comme avant et refusent le confinement, par exemple. Pire, d’autres ont carrément trouvé un intérêt à cette catastrophe en volant et revendant au marché noir tout le matériel qui manque crucialement aux soignants…
Pourtant, actuellement, le choc est grand qui nous montre combien nous sommes petits et fragiles.
Il n’y a pas de hasard ; les événements que nous vivons aujourd’hui sont là pour nous obliger à une prise de conscience, nous obliger à changer nos comportements et nos modes de vie.
Bien sûr, au présent, nous ne pouvons rien faire d’autre que SE CONFINER. Alors, profitons-en pour réfléchir à ce que l’Homme a fait pour en arriver là.
En effet, cette situation doit nous servir de point de départ à une nouvelle réflexion ; on ne peut pas changer le passé, mais il nous faut modifier nos comportements et nos mentalités pour l’avenir. Pour celui de nos enfants.
Le modèle économique est sûrement à revoir ; les priorités, on le voit, ne seront probablement plus les mêmes. Mais lesquelles adopter, alors ?
Le modèle du travail, on le voit bien avec le télétravail, sera probablement revu avec cette pandémie.
N’était-il pas commode, finalement, de se cacher derrière une hyperactivité sociale, selon le proverbe « métro, boulot, dodo », qui permet d’excuser une éducation quelquefois bâclée ou dénuée d’empathie des enfants, par exemple ?
Et finalement, les réactions actuelles de solidarité, de respect, de remerciements et soutien, chez ceux qui prennent conscience de ce fragile équilibre dans lequel nous vivons – on peut le constater – ça nous émeut, ça nous fait du bien.
Alors, profitons de ce moment où nous n’avons pas grand chose faire (ou moins en tout cas) pour y réfléchir.
Que pouvons-nous faire pour retrouver un équilibre ? Que pouvons-nous inventer ou réinventer même, pour un nouveau lendemain ?
Depuis déjà plusieurs années, les entreprises mettent en application ce fameux « retour d’expérience » ; alors pourquoi pas nous tous ?
Après cette terrible expérience, qui nous obligera probablement à changer beaucoup de choses dans nos vies, qui touchera sans doute beaucoup de familles sur tous les plans (économique, relationnel, social…) ; que faudra-t-il changer ?
Refléchissons-y dès à présent. Cherchons nos vraies priorités.
Personnellement, et comme je l’ai toujours pratiqué, je me fabrique un tableau Vrai / Faux ; j’y inscris l’ensemble des priorités que je me suis toujours donnée et je vais commencer à réfléchir où je veux les inscrire : côté Vraie priorité ? ou côté Fausse priorité ?
Ce tableau peut-être fait à tout âge, soyez en certains.
Bonne réflexion.
